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Avaloir de toiture : choix, pose et points de contrôle

Un avaloir de toiture relie la surface d’un toit plat à la descente d’eaux pluviales. Son choix dépend du revêtement, de la configuration de la toiture, du diamètre d’évacuation et de la présence éventuelle d’un trop-plein, d’une crépine ou d’une isolation.

Mis à jour le 31/08/2026 par la rédaction

À quoi sert un avaloir de toiture ?

L’avaloir constitue la transition entre le revêtement d’un toit plat et la descente d’eaux pluviales. Il traverse la surface de la toiture et dirige l’eau vers le tuyau d’évacuation. Cette pièce concentre donc deux fonctions qui doivent rester compatibles : l’écoulement de l’eau et la continuité de l’étanchéité.

Le point sensible n’est pas seulement le diamètre du tube. La bavette, c’est-à-dire la partie plate qui se raccorde à la membrane, doit aussi convenir au revêtement posé. Le CCTB wallon prévoit une compatibilité avec le pare-vapeur et avec le revêtement d’étanchéité de la toiture.

Une stagnation d’eau au bord de l’ouverture peut révéler une mauvaise implantation, une isolation mal découpée ou un avaloir placé trop haut. La mise en œuvre doit permettre au récepteur de gravier ou à la crépine d’être légèrement enfoncé par rapport au revêtement, afin d’éviter une retenue d’eau autour de l’évacuation.

Les éléments à choisir

La forme de la sortie

Deux configurations sont prévues dans le CCTB :

  • une sortie droite, avec une pièce verticale soudée au fond de l’avaloir ;
  • une sortie courbée, avec une pièce horizontale traversant la rive puis une pièce verticale raccordée à la descente.

La sortie droite correspond à une évacuation située dans l’axe vertical de la toiture. La sortie courbée s’utilise lorsque la descente doit rejoindre la rive ou lorsqu’elle n’est pas directement sous l’avaloir.

Le raccordement peut être direct ou réalisé avec des pièces de réduction. Lorsque la tubulure est assemblée directement au tuyau de descente, son diamètre correspond à celui de ce tuyau. En présence d’un collecteur, le diamètre de la tubulure peut être inférieur à celui de la descente.

La bavette et le revêtement

La bavette peut être fixe ou munie d’un anneau à vis. Son matériau doit être compatible avec le système d’étanchéité. Le fabricant de la membrane et celui de l’avaloir doivent donc être identifiés avant la commande.

Pour une étanchéité élastomère, Buildwise décrit un raccordement de la bavette à la membrane par collage ou par soudage, selon les instructions des fabricants. Certains systèmes prévoient aussi une fixation mécanique au travers de la bavette. Les dimensions de la bavette décrites par Buildwise pour les étanchéités élastomères atteignent au minimum 2 x 100 mm, auxquels s’ajoute le diamètre de l’avaloir.

Avec une étanchéité bitumineuse, le détail de raccordement comprend notamment une bande de raccord ou une sous-couche permettant le collage de la bavette. L’avaloir est ensuite raccordé à l’étanchéité de la toiture et à la descente d’eaux pluviales.

La crépine ou le récepteur

Le CCTB prévoit un récepteur de gravier, un récepteur de feuilles ou une crépine de retenue. Le choix dépend de la finition de la toiture et des éléments susceptibles d’atteindre l’ouverture.

Sur une toiture lestée de gravier, un bord de retenue peut empêcher les granulats de rouler dans le tuyau de descente. La hauteur indicative mentionnée dans le CCTB est d’environ 7 cm. Cette donnée concerne le bord de retenue du gravier, pas la hauteur générale de l’avaloir.

Une crépine ne dispense pas d’un entretien. Les feuilles et débris retenus doivent pouvoir être retirés sans arracher la membrane ni déplacer la pièce d’évacuation.

Le trop-plein

Un avaloir peut être équipé d’un trop-plein ou en être dépourvu. Cette option doit apparaître clairement dans le descriptif des travaux, avec son emplacement et son raccordement prévus par le projet.

Le seul choix d’un avaloir avec trop-plein ne suffit pas à définir toute la sécurité de la toiture. Le cheminement de l’eau, la hauteur des relevés et le raccordement extérieur doivent être examinés avec l’ensemble du complexe de toiture.

Tableau de choix avant commande

Point à vérifierOptions ou éléments décritsConséquence pour le chantier
Matière de l’avaloirMatière synthétique, notamment PE dans certains systèmesVérifier la compatibilité avec la membrane et le pare-vapeur
SortieDroite ou courbéeAligner la pièce avec la descente ou prévoir le passage par la rive
BavetteFixe ou avec anneau à visAdapter le raccord à la technique d’étanchéité
DiamètreDiamètre à préciser dans le cahier des chargesContrôler le raccord avec la descente ou le collecteur
ProtectionRécepteur de gravier, récepteur de feuilles ou crépineÉviter l’obstruction de l’ouverture
Trop-pleinAvec ou sans trop-pleinDéfinir cette option avant la pose
Épaisseur du complexeAvaloir simple, rehaussé, isolé ou chaufféAdapter la hauteur et prévenir les risques liés au gel
Finition accessibleAnneau de réglage de 30 à 100 mm pour une terrasse fixeMettre la grille ou le dispositif à hauteur du dallage

Comment se déroule une pose correcte ?

Préparer le support

Le support doit être nettoyé avant la pose. L’avaloir est positionné de manière à éviter une stagnation autour de l’ouverture. L’isolation peut être réduite ou découpée localement pour encastrer le récepteur de gravier par rapport au revêtement.

Cette découpe doit rester limitée à ce qui est nécessaire pour recevoir l’avaloir. Elle ne doit pas interrompre sans traitement le pare-vapeur ou l’étanchéité à l’air lorsque ces couches sont concernées par le détail constructif.

Raccorder la bavette

Pour un avaloir en une pièce, la bavette est placée selon le détail prévu, par exemple sous, entre ou au-dessus des couches d’étanchéité. Le raccordement peut être réalisé par collage à froid ou par soudage au chalumeau, selon le matériau et les prescriptions du système.

Pour un avaloir en deux pièces, la bavette peut être reliée au pare-vapeur lorsqu’il est prévu. Le raccordement utilise alors une bande collante appropriée ou un collage à froid. Buildwise insiste aussi sur l’étanchéité à l’eau, à l’air et à la vapeur dans certaines configurations de toiture.

Avec une membrane élastomère, la membrane peut être posée par-dessus l’ouverture, puis perforée pour recevoir l’avaloir et sa bavette. La bavette est ensuite raccordée à la membrane selon les instructions du fabricant. Cette séquence ne remplace pas la fiche de mise en œuvre du produit installé.

Fixer et raccorder la descente

La fixation mécanique dépend du support, du mode de fixation de la membrane et des efforts susceptibles d’agir sur l’ensemble. Buildwise indique qu’un avaloir doit aussi être fixé mécaniquement lorsque le support est perméable à l’air ou lorsque la membrane est fixée mécaniquement.

Le CCTB prévoit une profondeur d’emboîtement dans le tuyau d’évacuation d’au moins 10 cm lorsque cette valeur est retenue dans le détail d’exécution. Le raccord entre l’avaloir et la descente doit être vérifié avant de fermer les couches de toiture.

Pour un dispositif traversant plusieurs niveaux, Buildwise décrit un coupe-air à la base de la descente afin d’éviter les nuisances olfactives. Cette configuration concerne notamment certains balcons et dispositifs avec descente continue.

Cas d’une toiture épaisse ou d’une terrasse dallée

Lorsque la hauteur du complexe de toiture l’exige, un avaloir avec élément de rehausse permet de rejoindre le niveau de finition. La rehausse possède sa propre bavette et s’insère dans l’avaloir au moyen d’une bague d’étanchéité.

Sur une terrasse fixe, un anneau de réglage peut mettre l’avaloir à niveau avec le dallage. Le CCTB prévoit une plage de réglage de 30 à 100 mm pour cette configuration. Le réglage doit éviter qu’un bord du revêtement ou du dallage ne forme un obstacle à l’écoulement.

Le raccordement de la rehausse à la couverture reprend le principe de l’avaloir en une pièce. La pièce ne doit pas être simplement posée sur la membrane, sans raccord étanche et sans maintien adapté.

Avaloir isolé ou chauffé

Un avaloir simple paroi, double paroi ou isolé intérieurement peut être prévu selon le complexe de toiture. Le CCTB cite plusieurs possibilités, dont une mousse de polyuréthane structurée ou un manteau isolant en mousse de polyuréthane.

Pour limiter le risque de gel, le CCTB prévoit aussi des avaloirs isolés et chauffés. Le raccordement électrique décrit utilise des transformateurs abaissant la tension du réseau à 24 V. La commande peut être manuelle ou pilotée par une sonde de température.

Ce choix concerne une configuration précise. Il faut donc demander dans le devis le type d’alimentation, le dispositif de commande et l’intégration de l’élément chauffant au système d’évacuation.

Les erreurs fréquentes

  • Choisir un avaloir sans vérifier la compatibilité entre sa bavette et la membrane d’étanchéité.
  • Oublier de préciser la sortie droite ou courbée avant la fabrication du raccord.
  • Placer l’avaloir dans une cuvette créée par l’isolation ou par la finition de toiture.
  • Laisser le gravier, les feuilles ou la crépine bloquer partiellement l’ouverture.
  • Poser une rehausse sans raccorder sa propre bavette à l’étanchéité.
  • Fermer le complexe avant d’avoir contrôlé le diamètre et la profondeur d’emboîtement.
  • Prévoir un avaloir chauffé sans décrire le transformateur et la commande.

Points à faire inscrire dans le devis

Un devis exploitable doit identifier le type de membrane, la matière de l’avaloir, le diamètre de raccordement et la forme de la sortie. Il doit aussi préciser si la fourniture comprend la bavette, la crépine, le trop-plein, la rehausse, l’anneau de réglage et la fixation.

Demandez également le mode de raccordement prévu : collage à froid, soudage, fixation mécanique ou combinaison de plusieurs techniques. Les prescriptions du fabricant de l’avaloir et celles du fabricant de la membrane doivent rester cohérentes.

Pour une toiture existante, faites décrire la découpe locale de l’isolation, le traitement du pare-vapeur, le raccord à la descente et l’évacuation des anciens éléments. Le devis doit enfin préciser qui assure le nettoyage final de la crépine et le contrôle de l’écoulement.

Questions fréquentes

Quelle est la fonction d’un avaloir de toiture ?
Il relie la surface d’un toit plat à la descente d’eaux pluviales. Sa bavette assure le raccord avec la membrane d’étanchéité, tandis que sa tubulure dirige l’eau vers le tuyau d’évacuation.
Faut-il une crépine sur un avaloir de toiture ?
Le CCTB prévoit plusieurs protections possibles : récepteur de gravier, récepteur de feuilles ou crépine de retenue. Le choix dépend de la finition de la toiture et doit être précisé avec l’entreprise.
Quelle différence entre une sortie droite et une sortie courbée ?
La sortie droite descend directement depuis le fond de l’avaloir. La sortie courbée comprend une partie horizontale qui traverse la rive avant de rejoindre la descente verticale.
Quand faut-il utiliser une rehausse d’avaloir ?
Une rehausse est prévue lorsque l’épaisseur du complexe de toiture empêche l’avaloir standard d’atteindre correctement le niveau de finition. Elle possède sa propre bavette et une bague d’étanchéité.
Un avaloir peut-il être chauffé contre le gel ?
Oui, le CCTB décrit des avaloirs isolés et chauffés pour éviter le gel. Le système mentionné fonctionne avec un transformateur fournissant une tension de 24 V et une commande manuelle ou par sonde de température.

Sources

  1. 33.43.2a Avaloirs de toitures et tubulures en matières synthétiques

    Institution · consultée le 31/08/2026

  2. Toiture plate (étanchéité élastomère) : avaloir avec bavette situé dans le plan de la toiture

    Centre technique · consultée le 31/08/2026

  3. Dispositif d'évacuation constitué d'un avaloir et d'une descente continue à chaque étage. Étanchéité bitumineuse

    Centre technique · consultée le 31/08/2026

  4. Avaloirs en PE avec bavette Resitrix

    Fabricant · consultée le 31/08/2026

  5. L'avaloir adéquat pour une toiture terrasse

    Fabricant · consultée le 31/08/2026