Dimension du lattage de toiture : sections et pose
En Belgique, les sections courantes des liteaux vont notamment de 19 x 32 mm à 38 x 38 mm, tandis que les contre-lattes ont une épaisseur minimale de 15 mm. Le choix dépend de l’écartement des chevrons ou fermettes, de la pente et du type de couverture.
Mis à jour le 31/08/2026 par la rédaction
À quoi servent les lattes et les contre-lattes ?
Dans une toiture à versants, les lattes, aussi appelées liteaux, forment le support horizontal des tuiles ou des ardoises. Elles sont fixées sur la structure porteuse, généralement les chevrons ou les fermettes. Leur positionnement permet ensuite d’accrocher ou de poser les éléments de couverture selon le système retenu.
Les contre-lattes sont posées dans le sens de la pente, au droit des chevrons ou des fermettes. Elles créent un espace entre la sous-toiture et les liteaux. Cet espace facilite l’écoulement occasionnel de l’eau, le séchage du matériau de couverture et limite les risques de détérioration de la sous-toiture pendant les travaux.
Le lattage et le contre-lattage ne sont donc pas deux rangées de bois interchangeables. La contre-latte crée la lame nécessaire sous les liteaux. Le liteau reçoit directement la couverture.
Les dimensions à retenir en Belgique
La dimension d’une latte s’exprime généralement par son épaisseur puis sa largeur. Ainsi, une section de 19 x 32 mm correspond à une pièce de 19 mm d’épaisseur et de 32 mm de largeur.
Le Cahier des charges type bâtiment de la Wallonie, dans le chapitre consacré au lattage et au contre-lattage, indique plusieurs sections nominales pour les liteaux :
| Élément | Sections citées | Observation |
|---|---|---|
| Liteau ou latte | 19 x 32 mm | Section par défaut dans le CCTB wallon |
| Liteau ou latte | 20 x 38 mm | Section nominale possible |
| Liteau ou latte | 24 x 32 mm | Section nominale possible |
| Liteau ou latte | 32 x 32 mm | Section nominale possible |
| Liteau ou latte | 32 x 36 mm | Section nominale possible |
| Liteau ou latte | 37 x 36 mm | Section nominale possible |
| Liteau ou latte | 38 x 38 mm | Section nominale possible |
| Contre-latte | 15 x 26 mm | Section par défaut dans le CCTB wallon |
| Contre-latte | 15 x 38 mm | Alternative citée |
| Contre-latte | 18 x 32 mm | Alternative citée |
Ces valeurs ne constituent pas une section unique valable pour toutes les toitures. Le même document précise que la dimension des liteaux varie selon la distance entre les chevrons ou les fermettes et selon la pente du versant. Les sections conseillées sont à déterminer avec les tableaux de la NIT 240 pour les tuiles et de la NIT 195 pour les ardoises.
Comment choisir la section des liteaux ?
L’entraxe des chevrons
L’entraxe correspond à la distance d’axe en axe entre deux chevrons ou deux fermettes. Plus cette distance augmente, plus le liteau doit présenter une section adaptée à la portée et aux charges qu’il reçoit.
Les valeurs publiées par Wienerberger donnent un aperçu pour des tuiles en terre cuite. Elles montrent que la section évolue avec l’entraxe et la pente :
| Entraxe entre chevrons ou fermettes | Pente inférieure à 45 degrés | Pente de 45 degrés ou plus |
|---|---|---|
| 300 mm | 24 x 32 mm | 19 x 32 mm |
| 400 mm | 32 x 32 mm | 24 x 32 mm |
| 500 mm | 32 x 32 mm | 32 x 32 mm |
| 600 mm | 32 x 36 mm | 32 x 36 mm |
Ce tableau ne remplace pas le choix lié au modèle de tuile. Il illustre surtout une règle pratique : l’entraxe des supports et la pente doivent être connus avant d’acheter le bois. Une section de 19 x 32 mm ne peut donc pas être présentée comme la réponse automatique pour toute toiture.
La pente du toit
La pente influence les efforts transmis au lattage et le choix de la section. Dans l’exemple publié par Wienerberger, certaines sections sont plus importantes lorsque la pente est inférieure à 45 degrés, notamment pour les entraxes de 300 et 400 mm.
La pente ne suffit toutefois pas à elle seule. Il faut aussi tenir compte de la structure existante, de l’entraxe réel, du type de couverture et des prescriptions propres au produit posé. Pour une rénovation, mesurez l’entraxe à plusieurs endroits, car une ancienne charpente peut présenter des variations.
Le type de couverture
Les tuiles et les ardoises ne se posent pas selon le même système. Le CCTB wallon renvoie à la NIT 240 pour les tuiles et à la NIT 195 pour les ardoises. Le modèle exact de couverture peut aussi déterminer le pureau, c’est-à-dire la partie visible de chaque rangée, et l’emplacement des liteaux.
Il faut donc vérifier la fiche technique de la tuile ou de l’ardoise choisie. Ne déduisez pas l’espacement entre liteaux d’une mesure générale trouvée pour un autre modèle. Une couverture plate, une tuile à emboîtement ou une ardoise peuvent avoir des exigences différentes.
Quelle dimension pour les contre-lattes ?
La contre-latte doit avoir une épaisseur minimale de 15 mm selon le CCTB wallon. Les sections citées comprennent 15 x 26 mm par défaut, 15 x 38 mm et 18 x 32 mm.
Wienerberger conseille également une largeur de 30 mm ou plus pour réduire le risque de fendre le bois lors du clouage. Cette recommandation explique pourquoi une contre-latte très étroite n’est pas un choix prudent, même si son épaisseur semble suffisante.
Les contre-lattes sont fixées au travers de la sous-toiture, au droit des chevrons ou des fermettes. Les clous ou les vis doivent pénétrer d’au moins 30 mm dans le support, selon les prescriptions reprises dans le CCTB wallon.
La largeur et l’épaisseur doivent aussi être compatibles avec les éléments placés au-dessus. Dans un détail constructif publié par Buildwise, la longueur des vis de plaques de finition doit être adaptée à l’épaisseur du contre-lattage et à celle des plaques. Une fixation trop longue peut percer un pare-vapeur ou un autre élément de la paroi.
Règles de pose des liteaux
Les liteaux se posent sur leur côté le plus large. Ils sont fixés à la structure porteuse, et chaque croisement avec un chevron ou une fermette doit recevoir une fixation solide.
Le CCTB wallon indique des clous galvanisés ou en cuivre d’au moins 4 cm. Ils doivent pénétrer d’au moins 27 mm dans le support. La fixation doit donc être choisie en fonction de l’épaisseur du liteau, de la contre-latte et de la structure traversée.
Le bois doit être droit, bien équarri et d’épaisseur régulière. Le CCTB demande un traitement de préservation insecticide et fongicide. Pour un bois traité, un certificat délivré par un organisme accrédité ou notifié doit accompagner le matériau lorsque les exigences correspondantes s’appliquent.
Avant la pose, contrôlez les points suivants :
- l’entraxe réel des chevrons ou des fermettes ;
- la pente du versant ;
- le modèle et le format de la couverture ;
- la section, la rectitude et l’état des pièces de bois ;
- la longueur et le type des clous ou des vis ;
- la continuité de la ventilation créée par les contre-lattes.
L’espacement entre les liteaux et le pureau
La distance entre deux liteaux horizontaux n’est pas une valeur standard applicable à toutes les couvertures. Elle dépend du pureau du modèle posé, de la pente et des prescriptions du fabricant de la tuile ou de l’ardoise.
Le pureau doit être réglé avant de fixer définitivement toute la série de liteaux. Une erreur au départ se répercute jusqu’au faîtage et peut entraîner des découpes, un mauvais recouvrement ou un alignement irrégulier.
Pour préparer un devis, demandez que l’entrepreneur indique séparément la section des liteaux, la section des contre-lattes et le principe de calcul du pureau. Cette précision permet de comparer deux offres qui ne prévoient pas forcément la même quantité de bois ni le même système de fixation.
Les erreurs fréquentes
Choisir une section uniquement parce qu’elle est courante
Une section comme 19 x 32 mm apparaît dans le CCTB wallon, mais elle est indiquée par défaut dans une liste de sections nominales. Le choix final doit correspondre à l’entraxe, à la pente et à la couverture. Une dimension souvent vendue en négoce n’est pas automatiquement adaptée à votre versant.
Confondre liteau et contre-latte
Le liteau reçoit les tuiles ou les ardoises. La contre-latte se trouve sous lui et crée l’espace au-dessus de la sous-toiture. Employer une contre-latte à la place d’un liteau peut modifier la résistance, le réglage de la couverture et la ventilation.
Utiliser une distance fixe entre rangées
Une distance unique entre liteaux ne convient pas à tous les modèles. Le pureau et le recouvrement doivent être déterminés à partir de la couverture retenue. Les mesures d’une ancienne toiture ne sont pas une preuve que le même réglage convient à une nouvelle tuile.
Négliger l’entraxe réel
Les plans et les informations orales ne remplacent pas une mesure sur place. Un entraxe de 400 mm et un entraxe de 600 mm n’appellent pas nécessairement la même section, comme le montre le tableau publié pour les tuiles en terre cuite.
Fixer sans vérifier le support
Les contre-lattes doivent être fixées au droit des chevrons ou des fermettes. Les liteaux doivent également être solidement fixés à la structure porteuse. Une fixation qui ne pénètre pas suffisamment dans le support ne respecte pas les indications reprises dans le CCTB wallon.
Percer les membranes avec des vis trop longues
Dans une composition comprenant un pare-vapeur, la longueur des vis doit être compatible avec l’épaisseur du contre-lattage et des plaques de finition. Le détail constructif de Buildwise attire l’attention sur ce risque. Le détail de la composition doit être vérifié avant de commander les fixations.
Ce qu’il faut faire inscrire sur le devis
Un devis exploitable ne se limite pas à la mention « lattage toiture ». Faites préciser la section des liteaux, la section des contre-lattes, le type de bois et son traitement, ainsi que le mode de fixation.
Demandez aussi que le document mentionne la couverture concernée, le réglage du pureau et les éventuelles adaptations autour des rives, du faîtage, des noues et des ouvertures. Ces zones peuvent nécessiter des pièces ou des réglages particuliers.
Pour une toiture à tuiles, l’entrepreneur peut se référer aux prescriptions de la NIT 240. Pour une toiture à ardoises, la NIT 195 est la référence citée par le CCTB wallon. En cas de remplacement d’une couverture sans modification de la charpente, faites tout de même vérifier la capacité et l’état des supports avant la pose.
Questions fréquentes
- Quelles sont les dimensions d'un lattage de toiture ?
- En Belgique, les sections de liteaux citées par le CCTB wallon comprennent notamment 19 x 32 mm, 20 x 38 mm, 24 x 32 mm, 32 x 32 mm, 32 x 36 mm et 38 x 38 mm. La section dépend de l’entraxe des chevrons ou fermettes, de la pente et du type de couverture.
- Quelle dimension prévoir pour une contre-latte de toiture ?
- Le CCTB wallon indique une épaisseur minimale de 15 mm et cite notamment la section 15 x 26 mm par défaut, ainsi que 15 x 38 mm et 18 x 32 mm. Wienerberger conseille une largeur de 30 mm ou plus pour limiter le risque de fendage au clouage.
- Quelle est la distance entre deux liteaux de toiture ?
- Il n’existe pas une distance universelle valable pour toutes les toitures. L’écartement dépend du pureau du modèle de tuile ou d’ardoise, de la pente et des prescriptions techniques de la couverture choisie.
- La section 19 x 32 mm convient-elle à toutes les toitures ?
- Non. Le CCTB wallon la cite comme section par défaut dans une liste de sections nominales, mais le tableau publié par Wienerberger montre que la section varie avec l’entraxe et la pente. Le modèle de couverture doit également être pris en compte.
- Comment fixer les liteaux sur les chevrons ?
- Les liteaux se posent sur leur côté le plus large et sont fixés à la structure porteuse à chaque croisement. Le CCTB wallon indique des clous galvanisés ou en cuivre d’au moins 4 cm, avec une pénétration minimale de 27 mm dans le support.
Sources
- 31.32.1a Lattage et contre-lattage
Institution · consultée le 31/08/2026
- Liaison d'un versant de toiture avec une façade à ossature en bois
Centre technique · consultée le 31/08/2026
- Les sections minimales des contre-lattes et des lattes
Fabricant · consultée le 31/08/2026