Contre-lattage de toiture : dimensions et pose
Le contre-lattage crée un espace entre la sous-toiture et les lattes qui portent les tuiles ou les ardoises. En Belgique, une contre-latte présente au minimum 15 mm d’épaisseur, tandis que la section des lattes dépend de l’écartement des chevrons et de la pente.
Mis à jour le 31/08/2026 par la rédaction
À quoi sert le contre-lattage ?
Le contre-lattage concerne les toitures à versants couvertes de tuiles ou d’ardoises. Les contre-lattes sont posées dans le sens des chevrons, entre la sous-toiture et les lattes horizontales qui recevront la couverture.
Le CCTB de Wallonie leur attribue trois fonctions principales : créer un espace entre les lattes et la sous-toiture, permettre l’écoulement occasionnel de l’eau et faciliter le séchage du matériau de couverture. Cet espace réduit aussi le risque d’endommager la sous-toiture pendant les travaux.
Sur les forums de propriétaires, la ventilation sous la couverture revient également comme un avantage du dispositif. Cette source communautaire ne remplace toutefois pas les prescriptions techniques du projet ni les indications du fabricant de la sous-toiture.
Contre-lattage obligatoire ou simplement conseillé ?
Il ne faut pas présenter le contre-lattage comme une obligation générale valable pour toutes les toitures belges sur la seule base des documents disponibles. Le CCTB wallon décrit une mise en œuvre de référence pour les toitures à versants, mais les sources ne donnent pas ici une règle unique couvrant chaque type de couverture, chaque support et les trois Régions.
Pour un chantier situé en Wallonie, le cahier technique précise le rôle du contre-lattage et son mode de fixation. À Bruxelles ou en Flandre, le choix doit être vérifié avec les prescriptions techniques applicables, la fiche de la sous-toiture et les exigences du système de couverture.
Une pose sans contre-lattes peut donc correspondre à une configuration particulière uniquement si le système prévu l’autorise clairement. Le devis doit alors identifier la sous-toiture, le support et le mode de pose retenu. Une simple affirmation orale selon laquelle le contre-lattage serait inutile ne suffit pas pour contrôler le chantier.
Lattage et contre-lattage : ordre des éléments
L’ordre habituel décrit par le CCTB est le suivant :
- La structure porteuse, composée des chevrons ou des fermettes.
- La sous-toiture.
- Les contre-lattes, fixées dans les chevrons ou les fermettes.
- Les lattes ou liteaux, fixées sur les contre-lattes et la structure porteuse.
- Les tuiles ou les ardoises.
Les contre-lattes sont clouées ou vissées au travers de la sous-toiture, au droit des chevrons ou des fermettes. Les fixations doivent pénétrer d’au moins 30 mm dans le support selon le CCTB wallon.
Les lattes sont posées sur leur côté le plus large. Elles sont fixées à la structure porteuse avec des clous galvanisés ou en cuivre d’au moins 4 cm. Ces clous doivent pénétrer d’au moins 27 mm dans le support. À chaque croisement, les liteaux sont solidement cloués.
Le contre-lattage ne doit pas être confondu avec le lattage. Le premier crée l’espace sous les lattes et suit généralement les chevrons. Le second forme le support régulier et horizontal de la couverture.
Dimensions des contre-lattes
Le CCTB wallon fixe une épaisseur minimale de 15 mm pour les contre-lattes. Il cite comme section par défaut 15 x 26 mm et prévoit aussi les sections 15 x 38 mm et 18 x 32 mm.
Wienerberger recommande également une épaisseur de 15 mm, avec une largeur de 30 mm ou plus. Cette largeur vise à limiter le risque de fendre le bois lors du clouage. Il existe donc une nuance pratique entre la section par défaut de 15 x 26 mm mentionnée dans le CCTB et la largeur conseillée d’au moins 30 mm par le fabricant.
| Élément | Section ou caractéristique documentée | Point de contrôle |
|---|---|---|
| Contre-latte | Épaisseur minimale de 15 mm | Vérifier la section réelle sur le chantier |
| Contre-latte par défaut dans le CCTB | 15 x 26 mm | Comparer avec la largeur retenue au devis |
| Contre-latte recommandée par Wienerberger | 15 mm d’épaisseur, 30 mm de largeur ou plus | Réduire le risque de fente au clouage |
| Autres sections citées par le CCTB | 15 x 38 mm, 18 x 32 mm | Choisir selon le support et le système prévu |
Les dimensions ne doivent pas servir à redresser une charpente déformée. Un échange publié sur un forum évoque cette possibilité dans certains travaux de rénovation, mais il s’agit d’avis de particuliers et de professionnels intervenant dans la discussion, avec des réserves sur les fortes déformations. Une charpente gauchie, vrillée ou affaiblie relève d’abord d’un examen de la structure porteuse.
Dimensions des lattes ou liteaux
La section des lattes dépend de deux paramètres : la distance entre les chevrons ou les fermettes et la pente du versant. Le CCTB renvoie à la NIT 240 du CSTC pour les tuiles et à la NIT 195 pour les ardoises.
Pour les tuiles, Wienerberger publie les sections nominales suivantes :
| Écartement d’axe en axe des chevrons ou fermettes | Pente inférieure à 45 degrés | Pente égale ou supérieure à 45 degrés |
|---|---|---|
| 300 mm | 24 x 32 mm | 19 x 32 mm |
| 400 mm | 32 x 32 mm | 24 x 32 mm |
| 500 mm | 32 x 32 mm | 32 x 32 mm |
| 600 mm | 32 x 36 mm | 32 x 36 mm |
Ces valeurs sont présentées comme conformes à la NIT 240 du CSTC. Elles concernent les lattes destinées aux tuiles. Pour une couverture en ardoises, le CCTB renvoie à la NIT 195, mais le tableau correspondant n’est pas reproduit dans les documents consultés. Il faut donc éviter de reprendre automatiquement les sections du tableau des tuiles.
La section d’une latte ne se choisit pas uniquement en fonction de la largeur visible du bois. L’écartement des appuis et la pente modifient le choix. Le devis devrait mentionner au minimum le type de couverture, la pente et l’écartement entre chevrons ou fermettes.
Quel bois choisir ?
Les lattes et les contre-lattes doivent être droites, bien équarries et d’épaisseur régulière. Le CCTB demande un traitement de préservation insecticide et fongicide.
La documentation wallonne mentionne aussi une durabilité naturelle ou conférée par traitement correspondant à une classe d’emploi 1, 2 par défaut, 3, 4 ou 5. Le bois traité doit être accompagné d’un certificat provenant d’un organisme accrédité ou notifié.
Un produit vendu comme « latte traitée » ne permet donc pas, à lui seul, de contrôler toute la conformité du bois. Demandez la section nominale, la nature du traitement et le document qui l’accompagne. Les dimensions commerciales disponibles chez un négociant ne remplacent pas le choix lié à la couverture et à la structure.
Contrôle de la pose sur le chantier
Avant la pose de la couverture, contrôlez plusieurs points visibles et vérifiables :
- les contre-lattes suivent bien les chevrons ou les fermettes ;
- les fixations traversent la sous-toiture au droit du support ;
- la pénétration annoncée des clous ou des vis est respectée ;
- les lattes sont posées sur leur côté le plus large ;
- les sections correspondent au devis et au type de couverture ;
- le bois est droit, régulièrement épais et traité ;
- les croisements entre lattes et structure sont correctement fixés.
Le support doit aussi être examiné avant de fermer la toiture. Sur une rénovation avec ancien plancher ou voligeage, les discussions publiées sur BricoZone attirent l’attention sur la présence éventuelle d’anciens clous. Ce point doit être traité par l’entrepreneur avant la pose de la sous-toiture, car il peut influencer le support et la fixation des éléments.
La sous-toiture elle-même doit être compatible avec la configuration retenue. Certaines membranes sont prévues pour une pose sur chevrons, d’autres pour un support continu. Le nom commercial ne suffit pas : faites inscrire la référence du produit et le mode de pose dans l’offre.
Contre-lattage pour bac acier ou bardage
Les documents disponibles détaillent surtout le lattage et le contre-lattage des toitures à versants recevant des tuiles ou des ardoises. Ils ne permettent pas de fixer ici une section universelle pour une couverture en bac acier, un panneau métallique ou un bardage.
Pour ces systèmes, le support peut dépendre du profil, des fixations, de la sous-toiture et des prescriptions du fabricant. Demandez la notice de pose correspondant exactement au produit choisi. Si elle ne prévoit pas de contre-lattes, le devis doit expliquer comment sont assurés le support, l’écoulement éventuel de l’eau et le séchage sous couverture.
Le contre-lattage ne constitue pas non plus une solution générale pour un mur. Les prescriptions citées dans le CCTB localisent ce poste aux toitures à versants. Un bardage de mur doit être traité avec son propre système de support et sa documentation technique.
Prix du contre-lattage
Aucune des sources consultées ne publie une fourchette de prix belge pour un contre-lattage complet. La page d’un négociant belge présente des produits, notamment des contre-lattes traitées en 15 x 32 mm, 15 x 23 mm et 10 x 32 mm, mais aucun montant exploitable n’est indiqué dans les éléments disponibles.
Le CCTB précise en outre que le lattage et le contre-lattage sont respectivement compris dans le prix de la sous-toiture et du revêtement de toiture. Pour comparer des offres, demandez donc si le poste comprend le bois, les fixations, la pose, les éventuelles découpes et l’accès au toit. Ne comparez pas uniquement un prix de latte au mètre.
Les erreurs fréquentes
Confondre l’épaisseur minimale et la section complète
Une contre-latte de 15 mm d’épaisseur ne possède pas automatiquement la largeur adaptée au clouage. Une largeur de 30 mm ou plus est conseillée par Wienerberger pour limiter le fendage. La section complète doit apparaître dans le devis.
Choisir les lattes sans mesurer les chevrons
Une même couverture ne conduit pas à une section unique. L’écartement entre appuis et la pente du versant interviennent directement dans le tableau publié pour les tuiles.
Poser les contre-lattes à côté des chevrons
Les fixations doivent atteindre les chevrons ou les fermettes au travers de la sous-toiture. Une contre-latte simplement fixée dans la membrane ne remplit pas la fonction attendue par le CCTB.
Utiliser le contre-lattage pour corriger une structure faible
Le contre-lattage crée un espace et reçoit le lattage. Il ne remplace pas le diagnostic ni la réparation d’une charpente déformée ou insuffisante.
Déduire une règle pour le bac acier à partir d’une toiture en tuiles
Les sections publiées par Wienerberger concernent les lattes destinées aux tuiles. Pour un bac acier ou un bardage, la notice du système concerné doit être consultée séparément.
Questions fréquentes
- Quelle est la dimension minimale d’une contre-latte de toiture ?
- Le CCTB wallon indique une épaisseur minimale de 15 mm et cite notamment 15 x 26 mm comme section par défaut. Wienerberger conseille une largeur de 30 mm ou plus afin de limiter le risque de fendre le bois lors du clouage.
- Le contre-lattage est-il obligatoire sur toutes les toitures belges ?
- Les documents consultés ne permettent pas d’affirmer une obligation générale pour toutes les couvertures et toutes les Régions. En Wallonie, le CCTB décrit le rôle et la mise en œuvre du contre-lattage pour les toitures à versants. Pour Bruxelles ou la Flandre, vérifiez les prescriptions applicables au système choisi.
- Quelle section choisir pour les lattes de toiture ?
- Pour les tuiles, la section dépend de l’écartement entre chevrons ou fermettes et de la pente. Le tableau publié par Wienerberger va de 19 x 32 mm à 32 x 36 mm pour les configurations présentées. Pour les ardoises, le CCTB renvoie à la NIT 195 du CSTC.
- Dans quel sens poser les contre-lattes ?
- Les contre-lattes se posent au droit des chevrons ou des fermettes, entre la sous-toiture et les lattes. Les lattes sont ensuite posées sur leur côté le plus large pour recevoir les tuiles ou les ardoises.
- Quel bois utiliser pour un contre-lattage ?
- Le CCTB demande des éléments droits, bien équarris, d’épaisseur régulière et ayant subi un traitement insecticide et fongicide. Le bois traité doit aussi être accompagné d’un certificat émanant d’un organisme accrédité ou notifié.
- Quel est le prix d’un contre-lattage de toiture ?
- Aucune fourchette de prix belge fiable n’est publiée dans les documents consultés pour ce poste seul. Le CCTB indique que le lattage et le contre-lattage sont compris dans le prix de la sous-toiture et du revêtement de toiture, selon le mesurage prévu.
Sources
- 31.32.1a Lattage et contre-lattage
Institution · consultée le 31/08/2026
- Les sections minimales des contre-lattes et des lattes
Fabricant · consultée le 31/08/2026
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Communauté · consultée le 31/08/2026
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